Une marche avec la croix de Camargue

Une marche avec la croix de Camargue?! Quelle idée!!!
La croix de Camargue est le symbole fort de la culture et de l’identité camarguaise. Conçue par la Marquis de Baroncelli-Javon, dessinée par son ami Hermann Paul et forgée par Joseph Barbenson, elle a été installée aux Saintes-Maries-de-la-Mer en 1926. La croix en elle même représente la Foi (les tridents à chaque extrémité renvoient aux gardians), l’ancre symbolise l’Espérance (et renvoie aux pêcheurs), le coeur symbolise la Charité ( et l’amitié entre les gardians et les pêcheurs). Qui a amené cet essentiel du message chrétien en Camargue si ce ne sont les Saintes et Saints de Provence, dont les Saintes et sainte Marie-Madeleine?
Le lien est fait entre le centenaire et le chemin: voilà le pourquoi de l’idée d’organiser une marche depuis cette croix située aujourd’hui à l’extrémité ouest du village jusqu’à la grande croix de Camargue qui se trouve sur le parvis de Notre-Dame de la Garde à Marseille.
La veille du départ, le jeudi 17 septembre, nous avons vécu un temps fort aux Saintes-Maries: conférence d’Annelyse Chevalier, membre du C.A. de l’association et majorale du félibrige, ensuite une belle procession, un apéritif ouvert à tous sur la place de l’église et un repas partagé suivi d’une veillée de prière dans le sanctuaire avec les Saintes et sainte Marie-Madeleine dont la confrérie de Beaucaire avait amené une très belle statue.
Le vendredi 18 septembre, après la messe célébrée sur la plage, au ras des vagues, le groupe de 11 pèlerins reçoit l’envoi et cap à l’est vers Marseille!
Sur le chemin de Marie-Madeleine, les rencontres, les accueils chaleureux, l’épreuve de la chaleur et des ampoules, les baignades et les temps spirituels ont construit les 9 jours de marche jusqu’à la Bonne Mère dans la rencontre avec soi-même et le tissage de la vie de groupe. Et là-haut, dans la basilique, lorsque, pendant la messe, nous avons déposé le sac des intentions de prière collectées depuis le jeudi 17, nous étions heureux…
Comme l’a si bien dit l’un des pèlerins, par ailleurs pionnier du chemin, « On n’en finirait pas avec les « merci », mettons-nous dans l’action de grâce »!